La législation en vigueur dans notre pays permet à une personne qui est malade de prendre quelques jours pour se soigner, tout en étant rémunérée par l’assurance maladie à laquelle nous cotisons tous. Le système fonctionne très bien et nombreux sont les salariés du secteur privé comme du public qui en profitent chaque année. Or comme dans tous les contextes, il existe des gens qui abusent : ils demandent des arrêts maladie non pas pour des raisons médicales mais simplement pour leur confort. Au lieu de poser des congés, qui sont en nombre limité comme chacun sait, ils se font établir une autorisation de s’arrêter de travailler quelques jours. Or cela pose un problème à deux niveaux. D’abord ces abus coûtent de l’argent la communauté, et ensuite cela freine le bon fonctionnement des entreprises, dont l’effectif est diminué.

Vérifier qu’un salarié est bel et bien malade

Si l’on prend du recul, on se dit que c’est tout de même assez incroyable qu’une entreprise ait besoin de vérifier la véracité d’un arrêt maladie. Mais pour tout arrêt qui a été établi sur des raisons valables, il y a un arrêt de travail abusif, voire plusieurs. Aujourd’hui les sociétés qui ont à se plaindre de l’absentéisme de leurs salariés ont tout de même une solution : faire pratiquer une contre-visite par un médecin extérieur, qui va confirmer que la personne souffre effectivement de telle ou telle affection ou qu’au contraire elle est bien portante. 

Un système favorable à tous

Le vrai problème dans cette situation, c’est qu’à terme cela pourrait bien nuire de façon profonde aux principes de remboursement des soins, de financement des arrêts maladie, de prise en charge des hospitalisations qui font pourtant toute la vertu du système français. Celui-ci est un modèle du genre, et même s’il est décrié aujourd’hui par certains, il faut reconnaître qu’il est d’une grande efficacité d’un point de vue médical comme social.