Le maïs fourrage doit être récolté de façon correcte et adaptée afin d’obtenir un ensilage de qualité, notamment au niveau des apports nutritionnels. Il est ainsi important de savoir choisir le bon stade de récolte, de choisir la bonne dimension pour hacher le produit, et de confectionner un silo étanchement clos. En effet, l’ensilage maïs doit toujours se préparer et il est essentiel de savoir gérer le silo afin d’éviter les pertes. Dans certains cas, il est aussi possible d’ajouter un conservateur pour assurer la fermentation et les valeurs alimentaires du produit. Quoi qu’il en soit, découvrez dans cet article les éléments-clés à considérer pour réussir un ensilage de maïs.

Choisir la date de la récolte

Il est important d’observer le remplissage des grains afin de savoir le moment optimal pour la récolte. Si les conditions de cultures ont été normales, le stade idéal pour la récolte doit se situer entre 32 et 33 % de matière sèche dans la totalité de la plante. Le laiteux, le pâteux et le vitreux doivent, à ce stade, être répartis en trois tiers dans les grains de la couronne centrale d’un épi. Ainsi, si vous constatez que ces trois amidons sont répartis comme cela, il est temps de faire la récolte.

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Maîtriser le hachage

Afin d’assurer la conservation et la consommation, il est indispensable de maîtriser le hachage du maïs. Hacher le produit a pour objectif de faciliter le tassement du silo, d’un côté, et de laisser les brins assez longs pour le mâchonnement des vaches, d’un autre. Sachez que pour réussir le tassement, il est préférable de ne pas utiliser les gros morceaux, ceux qui dépassent les 20 mm. Non seulement, ils gênent le tassement, mais ils provoquent aussi des obstacles à l’auge. En principe, il faut respecter un balancement de 1 % de gros morceaux par seau de 10 litres, soit un gobelet par seau de 10 litres. Pour les morceaux moyens, soit entre 10 à 20 mm, ils doivent être à 10 % lors de la distribution à l’auge. Toutefois, vous devez également vous rappeler que les mélangeuses peuvent réduire la taille des morceaux. Un ensilage maïs peut perdre un tiers de ses particules moyennes en seulement 5 minutes de mélange. Aussi, l’ensileuse doit être adaptée afin d’optimiser la digestion de l’amidon vitreux. Dans ce sens, le mieux est de trouver les bons matériels dans les grandes entreprises comme Trioplast. Cela permet d’assurer la qualité de l’équipement et en même temps la qualité de l’ensilage.

Avancer le front du silo

Il est fréquent que des pertes interviennent dans le silo de maïs fourrage lors de l’utilisation de l’ensilage, notamment au front d’attaque. Il est alors important de prévoir un avancement suffisant du front d’attaque du silo avant la reprise de la fermentation pour éviter les échauffements. Ainsi, vous devrez retenir une valeur d’avancement d’environ 10 cm par jour en hiver, et de 20 cm par jour en été.

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Éliminer les terres dans le silo

Les tracteurs et les remorques peuvent apporter des terres dans le silo. Or, la présence de ses terres peut être une source de spores butyriques qui pourraient être un grand obstacle pour la bonne conservation du silo. Ainsi, faites en sorte que celui-ci dispose d’un sol bétonné et des zones de circulation en terrain stabilisé.

Chasser l’air du silo

Pour que la fermentation aboutisse à la stabilisation du fourrage, le processus doit alors se faire dans un milieu dépourvu d’air, du moins le plus possible. Dans ce cas, il est important de compresser le maximum d’air du silo en réalisant un tassement efficace. L’absence d’oxygène est très utile pour le bon déroulement de la fermentation. Il faut alors assurer une fermeture bien hermétique du silo le jour de la récolte. Pour cela, il est possible d’utiliser une bâche en plastique.